Que la lumière soit indispensable à la vie est plus qu’une évidence. La première réaction chimique connue est la photosynthèse. Se processus se manifeste dans le monde végétal. Pour l’homme également la lumière est indispensable s’il veut fonctionner normalement.
Comment captons-nous la lumière?Les yeux sont les premiers et les plus importants récepteurs de lumière. Le premier contact physique avec le monde extérieur est notre vision. Le corps aussi capte la lumière, mais il y a plus.
L’hypophyse et l’épiphyse.A côté des faisceaux nerveux qui nous permettent de voir, il y existe un autre faisceau nerveux, les nuclii suprachiasmatici ou SCN. Ces SCN transportent la lumière jusqu’à l’hypophyse et l’épiphyse. Ce faisceau nerveux est relié à l’hypothalamus qui centralise dans notre cerveau nombre de faisceaux nerveux et neurotransmetteurs. La lumière reçue stimule ces deux glandes, l’hypophyse et l’épiphyse, à produire certaines substances neurochimiques appelées neurotransmetteurs. La substance chimique produite par l’épiphyse s’appelle la mélatonine.
Les neurotransmetteursLes neurotransmetteurs qui nous intéressent sont la mélatonine et la sérotonine. La mélatonine est produite lorsque la lumière est insuffisante. Dès qu’il fait assez obscur, l’épiphyse produit la mélatonine qui nous rend somnolents avec des problèmes de concentration et un besoin de dormir. C’est un procédé naturel qui se répète chaque jour après le coucher du soleil.
Si le soleil était notre unique source de lumière comme ce fut le cas il y a des siècles, nous tomberions automatiquement endormis au coucher du soleil. Ce phénomène est dû à la mélatonine. La mélatonine est l’hormone de l’obscurité. Dès le lever du jour, et pour autant qu’il y ait assez de lumière, la production de mélatonine diminue et cesse. A ce moment démarre la production de sérotonine. Ce neurotransmetteur ou hormone fait que nous reprenons conscience et que nous nous sentons bien si la production de sérotonine est suffisante. La sérotonine est aussi appelée “hormone du bonheur”. D’où le fait que beaucoup d’antidépresseurs influencent uniquement le taux de sérotonine. La différence entre une hormone et un neurotransmetteur réside dans le fait qu’un neurotransmetteur agit localement alors qu’une hormone agit sur tout le corps. Une hormone est par définition une substance chimique qui est libérée par petites doses dans la circulation sanguine et cause des réactions spécifiques dans les cellules du corps humain. Si la lumière n’est pas suffisante la production de sérotonine ne sera pas stimulée correctement. Et le résultat ne se fait pas attendre: on est fatigué, on ne se sent pas reposé, on a envie de dormir, on n’a pas d’énergie et aucune envie de se lever. C’est un des symptômes du syndrome SAD. Un syndrome est par définition un ensemble de symptômes qui peuvent varier selon les personnes. A une pathologie précise correspondent également des symptômes précis. Dans un syndrome, il peut s’agir d’une partie d’un ensemble de symptômes que nous connaissons par expérience. Ces deux neurotransmetteurs, la mélatonine et la sérotonine, sont transmis à notre cerveau par la lumière via les SCN. C’est donc le dérèglement de ces deux hormones qui est responsable d’un dysfonctionnement. C’est précisément ce qui se passe dans le syndrome du SAD.
En résumé: s’il n’y a pas assez de lumière, ce qui est le cas en automne et en hiver, il peut se produire un dérèglement dans la quantité produite de mélatonine et de sérotonine. Les personnes sensibles à ce phénomène souffrent alors du syndrome du SAD
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